C’est éminemment technique, mais chaque page renvoie un code, aussi appelé le statut HTTP (mais cela fonctionne aussi en HTTPS). Nous allons voir ici les différents codes renvoyés par une page Web.

Chaque fois que vous appelez une page sur le serveur, celui-ci renvoie une réponse avec un code qui détermine le type de page renvoyée. Ce code est sur 3 chiffres. Le plus connu est sans doute le code 404 qui signifie « Page introuvable ».

Ce n’est pas parce que le serveur est en erreur qu’il ne renvoie pas une page. Aussi surprenant que cela puisse paraître, quelque soit l’erreur, le serveur renvoie une page avec du texte. C’est ainsi que les pages non trouvées sur un site renvoie tout de même une page qui explique le problème (au moins de façon rapide).

Il est important de comprendre que si l’utilisateur ne se soucie guère des codes de retour, il en va tout autrement des moteurs de recherche pour qui les pages renvoyant des erreurs peuvent en dire long sur la qualité de votre site WEB.

Comment lire le code renvoyée?

Sous le navigateur Google Chrome ou sur Firefox, il faut sélectionner « Outils de développement » dans le menu (assez discret) qui se situe en haut à droite. Cette option se situe soit dans  » Développement Web » (sous Firefox) soit sous « Plus d’outils » dans Google Chrome.

Vous devez recharger la page et sélectionner « Réseau » ou « Network » pour voir les pages lues sur le réseau. Vous devriez obtenir quelque chose qui ressemble à l’image ci-dessous.

Liste d'appels à des pages WEB avec mise en évidence du statut de retour.
Liste des appels HTTP

La liste des appels se trouve regroupé et le statut est affiché dans la colonne dédiée. À noter que pour une page Web, il existe de nombreux appels (feuille de style, scripts, images…). Normalement, le statut renvoyé devrait être le code 200 pour chacun d’entre eux.

Le code 200 (OK) est le code « normal ». Les codes 200 à 399 sont « normaux ». En particulier, le code 304 (Not Modified) signifie que le navigateur peut utiliser la page qui se trouve dans son cache car le contenu n’a pas changé.

Les codes de redirection

Il arrive que les pages changent de place (bien qu’il faille éviter de faire cela). Dans ce cas, le serveur indique le déménagement via un code 301 (Moved permanently) ou 302 (Found).

Le renvoi permanent (statut 301)

Lorsque la page a définitivement déménagée, on oriente l’utilisateur (sans qu’il s’en aperçoive) vers une autre adresse de façon définitive. C’est un renvoi permanent. Ce renvoi définitif a pour but la suppression de l’URL d’origine au profit de la nouvelle dans les moteurs de recherche.

Au bout d’un certain temps (de quelques semaines à quelques mois), l’URL de destination remplacera l’URL originelle dans les moteurs de recherche.

C’est le code généralement utilisé pour la redirection HTTPS.

Le renvoi variable (statut 302)

En revanche, on utilisera le code 302 qui renvoie l’utilisateur vers une autre page dans le cas, par exemple, où un utilisateur se connecte sur un site Web multilingue. Dans ce cas, le serveur détermine quelle est la langue la mieux adaptée à l’utilisateur et réoriente celui-ci sur la partie en français (par exemple) du site.

Dans ce cas là, le renvoi sera différent selon la langue et le serveur indiquera dans ce cas qu’il s’agit d’un renvoi temporaire (ou qui est différent selon l’utilisateur).

Il existe d’autres codes comme 303 (See other), 307 (Temporary Redirect) par exemple mais leur usage est très rare, en particulier dans le cas d’un site Web public.

Les codes d’erreurs

Les codes d’erreurs s’étendent du code 400 à 599. Les erreurs 4xx ont pour origine le navigateur tandis que les erreurs 5xx ont pour origine le serveur. C’est-à-dire un problème du serveur.

Les erreurs du navigateur

Page non trouvée (statut 404)

L’erreur la plus connu est l’erreur 404 (Not Found) qui signifie que la page n’a pas été trouvé sur le serveur. En général, il s’agit d’une erreur dans un lien. Il est faut rapidement les découvrir et les corriger. L’outil Google Console (anciennement Google Webmaster Tools) est assez efficace pour trouver les erreurs dont l’origine est votre site.

En revanche, il est également possible qu’un autre site Web fasse un lien vers une de vos pages. Vous avez donc aussi intérêt à vérifier que vous n’avez pas d’erreur 404 sur votre site. Cela est possible en regardant les fichiers logs de votre serveur.

Si un site a mal orthographié un lien existant sur votre site (ou si celui-ci a changé), vous pouvez créer une redirection 301 directement dans votre fichier .htaccess.

Bien qu’il existe le code 410 (Gone) pour les pages définitivement supprimées, il n’existe pas de méthode standardisée. Vous pouvez cependant installer le plugin Ultimate 410 bien que cela soit inutile. En effet, les pages 404 ne pénalisent pas votre blog selon Google.

Erreur d’authentification

Il s’agit d’un problème de droit. Par exemple, si vous essayez d’accéder aux pages d’administration de votre site WordPress sans vous avoir préalablement authentifié. Les codes d’erreurs sont 401 (Unauthorized) ou 403 (Forbidden) selon le cas.

Les deux erreurs sont traitées différemment mais il s’agit à chaque fois d’un problème de droit. Mais le statut 401 ou 403 signifient qu’il y a un problème de droit et il vaut mieux, à moins d’avoir les autorisations nécessaires, ne pas insister.

Erreurs du serveur

Le serveur génère des erreurs de ce type pour différentes raisons. Un problème comme un disque plein, la mémoire vive saturée, ou une mauvaise configuration entraînent des erreurs de ce type. Les hébergeurs savent gérer (et surtout anticiper) ce type de problème et il est assez rare de constater de telles erreurs.

En revanche, les scripts PHP qui font tourner WordPress peuvent aussi créer des erreurs techniques. Lorsqu’un script prend trop de temps ou sature la mémoire allouée, il peut générer une erreur 500 (Server Error).

L’erreur 500 est la plus courante et pour connaître l’origine du problème, il faut consulter les logs d’erreur du serveur. Pour cela, vous devez vous rapprocher de votre hébergeur le stockage de ces fichiers s’effectue très différemment selon les fournisseurs.

L’autre erreur que génère le site WordPress est le statut 503 (server Unavailable). Cette erreur est assez fréquente car c’est la réponse renvoyée à chaque mise à jour de WordPress. Que ce soit pour la mise à jour de WordPress lui-même, mais également pendant la mise à jour des plugins (extensions) et des thèmes. C’est pourquoi il faut veiller à ce que les mises à jour se fassent pendant que le site n’est pas trop utilisé.

WordPress renvoie un écran assez banal durant les mises à jour. Il s’agit du « mode maintenance ». Comme souvent, vous pouvez personnaliser le mode maintenance avec des plugins, comme WP Maintenance Mode (qui est gratuit).

Catégories : Divers

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